Aller au contenu principal

Astreinte sanitaire 24 h/24 sur Bordeaux Métropole

Rappel sous 30 minutes en journée

05 64 31 07 40
Cahier ouvert aux pages lignées posé sur une table sombre

Bâti local · 9 min de lecture

Humidité et caves bordelaises : lire les signes avant les dégâts

Salpêtre, frange horizontale au bas des murs, odeur de terre humide, cartons qui s'affaissent : les caves du centre de Bordeaux parlent, à condition de savoir ce qu'elles disent. Voici comment distinguer une infiltration d'une remontée capillaire, et ce que chacune implique.

Pourquoi Bordeaux est un cas particulier

La ville est bâtie sur des terrains alluviaux, à faible altitude, le long d'un fleuve soumis à la marée. La nappe phréatique se situe à faible profondeur dans une grande partie du centre et des quartiers proches des quais. Beaucoup de caves y sont, de fait, sous le niveau de la nappe une partie de l'année.

À cela s'ajoute le matériau. La pierre calcaire bordelaise et les mortiers de chaux sont poreux par nature : ils absorbent et restituent l'humidité. C'est ce qui a permis à ces bâtiments de traverser deux siècles sans pourrir — à condition qu'on ne les empêche pas de respirer.

Le climat océanique complète le tableau : hygrométrie élevée toute l'année, pluies d'ouest fréquentes, faible amplitude thermique. Un sous-sol bordelais ne sèche jamais complètement de lui-même.

Trois signatures d'humidité

La remontée capillaire dessine une frange horizontale régulière, du sol vers le haut, généralement entre trente centimètres et un mètre vingt, souvent accompagnée de salpêtre — ce dépôt blanc et poudreux formé par les sels minéraux remontés avec l'eau. Le front est net et il varie peu selon la météo.

L'infiltration produit au contraire une tache irrégulière, localisée, dont l'intensité suit les épisodes de pluie. Elle part souvent d'un point précis : joint de maçonnerie défaillant, descente d'eau pluviale mal raccordée, soupirail sans protection.

La condensation, enfin, se manifeste par de fines moisissures noires en surface, dans les angles et derrière les meubles, sans dégradation du support en profondeur. Elle témoigne d'un défaut de ventilation, pas d'un apport d'eau extérieur.

  • Frange horizontale + salpêtre = remontée capillaire
  • Tache localisée qui varie avec la pluie = infiltration
  • Moisissure de surface dans les angles = condensation
  • Eau libre au sol après forte marée = influence de la nappe

Les erreurs qui aggravent tout

La première est l'enduit étanche appliqué sur un mur soumis à remontée capillaire. L'eau ne disparaît pas : elle monte plus haut, jusqu'à trouver une zone d'évaporation. On déplace le problème d'un étage, souvent en abîmant la maçonnerie au passage.

La deuxième est le doublage en plaque de plâtre posé contre un mur humide, avec ou sans isolant. Il masque le désordre quelques mois, puis développe un foyer fongique invisible entre le doublage et le mur.

La troisième est la fermeture des soupiraux. Beaucoup de propriétaires les obstruent pour limiter le froid ou les intrusions. Une cave sans circulation d'air devient immédiatement une chambre à condensation.

Ce qui fonctionne réellement

Sur une cave déjà touchée, l'ordre est toujours le même : retirer l'eau libre et les matériaux détrempés, nettoyer et traiter les développements fongiques, puis assécher de manière dirigée avec un suivi hygrométrique jusqu'à stabilisation. Un assèchement interrompu trop tôt ne sert à rien.

Sur la cause, les réponses relèvent du bâtiment : reprise des joints et des descentes d'eau pour une infiltration, drainage périphérique ou coupure de capillarité pour une remontée, ventilation basse et haute pour la condensation. Nous identifions et documentons ces besoins, mais nous ne réalisons pas ces travaux.

Prévenir avant l'hiver

Le bon moment pour traiter une cave bordelaise est l'automne, avant les premières séries de pluies océaniques. Vider, nettoyer, assécher et surélever les stockages en octobre coûte nettement moins cher qu'un pompage d'urgence en janvier, quand tout le monde appelle en même temps.

Quelques gestes simples limitent les dégâts : surélever tout stockage de quinze à vingt centimètres, préférer les bacs plastiques rigides aux cartons, laisser les soupiraux fonctionnels et dégagés, et inspecter la cave après chaque épisode de fortes marées si elle se situe près des quais.

Questions fréquentes

Il maintient un taux d'humidité acceptable dans un volume déjà assaini et correctement fermé, mais il ne traite ni une infiltration ni une remontée capillaire. Utilisé sur une cave qui prend l'eau, il fonctionne en continu sans jamais rattraper l'apport.

Prendre contact

Votre situation ne rentre pas dans le cadre décrit ?

C'est souvent le cas — chaque logement, chaque famille et chaque copropriété présente ses particularités. Un appel permet de trancher plus vite qu'une longue lecture.